Notes sur la 4e réunion des groupes miroirs de l’ETPGAH

Bruxelles le 23 novembre 2010

 

 

Etaient présents :

 

Autriche :         Hermann Schobesberger

Danemark :       Anne Birgitte Lundholt

Kristian Moeller

Henrik Stampe Lund

Steen Mortensen

Jaap Boes

France :           Fabienne Cournarie

Allemagne :       Dieter Schillinger

Portugual  :       Jose Carapeto

Espagne :          Alfonso de las Heras

        Pablo Hervás

Suisse :              Irene Schiller

Angleterre :       Phil Sketchley

 

 

 

1.   Point sur DISCONTOOLS

La 4e réunion des groupes miroirs de l’ETPGAH (nouveau site disponible www.etpgah.eu) a été l’occasion de faire le point sur DISCONTOLS, projet dédié à prioritiser la recherche en santé animale. En mai 2010, l’EMA a présenté le résultat de son enquette portant sur la disponibilité des vaccins pour les 50 maladies qui ont été reconnues comme prioritaires. Ces maladies ont été classées en 3 catégories, celles pour lesquelles il existent de nombreuses formes commerciales de vaccins à travers l’Europe, celles pour lesquelles il n’existe aucun vaccin et enfin celles pour lesquelles des formes sont disponibles uniquement dans certains pays. Des groupes d’esperts ont travaillé sur un modèle de scoring des maladies. Les résultats obtenus montrent une bonne homogénéité entre les experts indépendants et seront publiés sur internet  www.discontools.eu (déjà disponible pour certaines maladies). 

 

2.   Présentation des groupes miroirs

 

Chaque pays présent a fait un point sur l’avancée des travaux de son groupe miroir depuis la dernnière réunion de septembre 2009. A part l’Espagne, qui a une équipe permanente dédiée à son groupe miroir, et dans une moindre mesure le UK, seule la France a mené des actions concrêtes et permis de répondre aux besoins urgents du marché. La Suisse et l’Autriche ont essentiellement présenté l’organisation de leurs groupes, le Danemark venu en force (5 représentants) n’a pas de plan d’action pour 2011 mais n’a pas non plus d’industrie dédiée à la recherche en santé animale, l’Italie et l’Allemagne présentent leur groupe comme « mourrant » puisqu’ils rencontrent le problème de compétition avec EMIDA au niveau national. Le groupe du Portugal est né il y a quelques mois seulement et est subventionné par Apifarma. La présentation de la France a été très bien perçue, ses réalisations plébiscitées et a fait l’objet de nombreuses marques d’intérêt. Devant l’initiative frnaçaise, les autres pays se sont ainsi dits motivés pour rebondir et aller de l’avant.

 

Quelques notes particulière sur la présentation de l’Espagne, très détaillée :

-       Son groupe miroir rassemble tous les partenaires nationaux portant un intérêt à la santé animale.

-      La plateforme souhaite se positionner comme référence nationale, européenne ainsi que dans la zone méditerranéenne

-      4 groupes de travail : priorisation des maladies et identification des manques (subdivisé en 2 sous groupes selon les espèces animales), recherche, technologies de transfert, problématique réglementaire.

-      Site internet dédié en cours de création

-      Première publication sur la vision du groupe en 2015

-      Programme de recherche stratégique en cours d’élaboration

-      Organise des conférences d’information sur la santé animale (IBEROEKA)

-      Souhaite favoriser l’accessibilité au marché des innovations en santé animale et le networking

-      Prône l’usage raisonné en médecine vétérinaire

-      Souhaite favoriser les collaborations dans la région méditerranéenne

A noter que le UK a fait d’une priorité de travail les maladies exotiques, endémiques et les zoonoses. Ce groupe s’intéresse particulièrement à la problématique d’antibiorésistance et propose à l’Espagne et à la France de le rejoindre pour un brainstorming. Une publication est attendue pour l’année à venir : « comment ralentir le développement des résistances ? »

Enfin, en matière d’antibiorésistance, le Danemark expose sa politique nationale de pénalité sous forme d’amende qui sera distribuée aux utilisateurs d’antibiotiques ayant dépassé un certain quota de prescription.

3.   Discussion sur les termes du texte ETPGAH faisant référence aux groupes miroirs

 

Anne Birgitte Lundholt (Danemark) a insisté sur une implémentation de ce texte mentionnant que le travail des groupes miroirs était supporté par la plateforme européenne. Le texte sera ainsi amendé.

 

      4. Discussion générale

 

Les groupes miroirs sont-ils en compétition avec EMIDA au sein de leur propre pays? Chaque groupe donne son sentiment.

 

Les groupes miroirs doivent-ils soutenir des projets nationaux ou européens ? Les opinons divergent entre les pays.

 

Conclusion générale : Très bon positionnement du groupe miroir français par rapport à ses partenaires européens ; ce groupe a amené des réalisations concrètes dans le domaine de la santé animale.

 

Fabienne Cournarie